ROSSEL OU LA STRATEGIE DU CHOC (déclaration FILPAC CGT)

Publié le par CGT Voix du Nord

Rossel acte la reprise du pôle Champagne Ardennes Picardie de Hersant. Jacques Hardouin, directeur général du groupe La Voix (La Voix du Nord, Nord Eclair) a confirmé hier que le groupe Rossel dont les titres du Nord sont membres, est le repreneur des journaux L’Union, L’Ardennais, L’Aisne Nouvelle, Liberté Champagne, L’Est Eclair, que Hersant voudrait brader.

ROSSEL OU LA STRATEGIE DU CHOC

Rossel n’est jamais parti, il ne revient pas, il entrame la deuxième étape de sa stratégie de conquête.

1. Le groupe Rossel (Pays Bas, Belgique, France), soutenu par le Crédit Agricole, applique à ses sociétés une rentabilité à 10% , dont les dividendes sont versés aux actionnaires. S’il est bien un groupe de de presse, sa conception est celle en vigueur dans l’économie libérale : d’abord et avant tout le service de l’actionnaire.

En conséquence, toute activité prise séparément doit être rentable à hauteur de ces 10%. La conversion du groupe La Voix du Nord à cette religion des 10% l’atteste.

De ce fait, l’impression, la rédaction, les services commerciaux, informatiques, la distribution, seront revues à l’aune de ce dogme de rentabilité à deux chiffres.C’est dire que la question syndcale ne se pose de savoir si nous signons un bulletin de bienvenue à Rossel, mais comment nous nous mettons en ordre de bataille pour défendre les sociétés d’information et leurs emplois et qualifications.

2. Le groupe Rossel a dû négocier en haut lieu un feu vert des nouveaux pouvoirs publics, qui eux ne se sont pas cachés de leur appui à ce groupe.

Nous en concluons que la manière d’agir n’est pas de se diviser entre les partisans du moindre mal - les dégâts sociaux que Rossel va commettre - et ceux qui voudraient tout dynamiter.

La question clé est comment nous réalisons l’unité la plus large, entre salariés et syndicats, pour défendre une définition d’entreprises au service de l’information, qui ont besoin d’emplois qualifiés en nombre suffisant.

3. Le groupe Rossel, tant en Belgique qu’en France, refuse toute transparence, et n’opère que dans l’opacité la plus grande.

Il est désormais célèbre pour son refus de toute négociation centrale, globale. En cela, il suit les directives du patronat en général, qui prétend nier tout cadre de négociations réelles et sérieuses,s’appuyant sur la peur d’un chômage qu’il entretient chaque jour,

4. Nous ne déroulons aucun tapis rouge sous les pieds du repreneur, nous voulons le retrouver, avec les pouvoirs publics, autour du tapis vert. A commencer pour qu’enfin il expose en toute transparence, clarté, ses projets précis, réels et sérieux.

- Nous refusons LA STRATEGIE DU CHOC, que Rossel a déjà déployée : "c’est moi ou le chaos, donc vous passerez, bon gré mal gré, sous mes conditions"

- Nous passons avec tout le personnel un pacte de solidarité, d’unité de façon d’évtier toutes les manoeuvres de division que Rossel utilisera, à commencer par une somme de "petites" négociées séparées

- Nous devons entrer sans délai dans la phase préparatoire à la résistance au CHOC ROSSEL par la définition d’une ligne de défense des emplois et qualifications de tout le personnel, indissociable de notre attachement solidaire à l’information libre, indépendante et pluraliste.

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