Le 7 septembre, et après ?

Publié le par CGT Voix du Nord

Après, on continue pour gagner !


1. Ne pas se laisser impressionner par les rodomontades de Sarkozy


Lâchant Woerth dans l’arène parlementaire, Sarkozy a amendé son texte de réforme de la retraite en conseil des ministres le 8 septembre. Par là, il désavouait Fillon, lequel déclarait le 7 septembre aux députés que désormais les élus de la Nation avaient la main sur le projet.
La déclaration au conseil des ministres, solennelle sur la forme et vide sur le fond, traduit l’impérieuse nécessité pour Sarkozy de reconnaître le poids de la manifestation du 7 septembre. Il fallait bien faire un geste présidentiel… Mais ce geste est un encouragement à continuer plus fort.
L’écart entre l’opinion, les salariés, la mobilisation d’une part, et le front de boeuf présidentiel d’autre part, débouche sur la situation suivante : passant par dessus la représentation nationale, par-dessus ses propres ministres, Sarkozy joue son va-tout personnel contre la légitimité populaire, hostile à cette « réforme ».
Choisissant l’isolement dans son bras de fer anti social, le président ordonne de fait à la rue de crier plus fort, aux salariés dans les entreprises d’être plus tenaces et mobilisés, car entre lui, le président, et l’immense majorité de la population, il n’y a plus rien.
Pourtant, les députés et sénateurs sont bien ceux, en dernier ressort, qui voteront ou non le projet. Pourtant existe bien dans le pays une dynamique de refus de la destruction de la retraite solidaire, sur laquelle se greffent de nombreux mécontentements.
Voilà pourquoi la CGT exprime sa détermination à tout faire pour que cette réforme ne soit pas votée.


2. Le 15 septembre et le 23 septembre – mode d’emploi

 

Communiqué commun CFDT - CFE-CGC - CFTC - CGT - FSU - UNSA

 
« Fortes de la réussite exceptionnelle du 7 septembre les organisations syndicales considèrent que les annonces du Président de la République, qui se voulaient une réponse aux mobilisations, ne modifient pas le caractère injuste et inacceptable de la réforme proposée.
Réunies le 8 septembre 2010 elles décident de poursuivre et d’amplifier le processus de mobilisation pour obtenir des mesures justes et efficaces afin d’assurer la pérennité du système de retraites par répartition.
Elles appellent à faire du mercredi 15 septembre, jour du vote par les députés du projet de loi, une journée forte d’initiatives et d’interpellations des députés, des membres du gouvernement et du Président de la République dans les départements et les circonscriptions.
Avant le débat au Sénat elles décident de faire du jeudi 23 septembre une grande journée de grèves et de manifestations dans tout le pays. »
Solidaires réserve sa signature, FO sera présent sans signer le communiqué.

 

La CGT avait proposé de faire du 15 septembre une journée nationale tournée vers l’Assemblée nationale dans le souci partagé par toutes les fédérations CGT de répondre à la marche forcée du calendrier parlementaire. D’où les deux dates, 15 et 23.
Respecter le cadre unitaire, c’est déployer les efforts de la CGT pour que ce 15 septembre, adopté unitairement, corresponde à sa fonction initiale, à savoir une journée d’actions, de manifestations, de débrayages, ce rassemblement devant l’Assemblée nationale. Il s’agit donc d’affirmer haut et fort de jour-là en particulier que le vote de cette réforme ne saurait être à l’ordre du jour.
Le 23 est retenu en fonction de l’autre chambre du Parlement, le Sénat. Certains médias ne retiennent que cette date, de façon à en souligner implicitement la comparaison avec le 7 septembre. La CGT relève le défi en appelant à faire du jeudi 23 septembre une grande journée de grèves et de manifestations dans tout le pays.
La CGT considère le 29 septembre, date de la manifestation européenne contre les plans de rigueur, comme une échéance partie intégrante du présent calendrier et de la bataille retraite-salaire-emploi.

 


3. Les tâches propres à la Filpac CGT :


· Dans les entreprises, par voie d’affiches, de tracts, de banderoles, les revendications et propositions CGT doivent être exposées en permanence, exigeant le maintien de la retraite à 60 ans ;


· Dans les entreprises, les syndicats de la Filpac CGT proposent aux salariés, aux organisations syndicales, en lien avec les UL et UD CGT, de mettre les députés des circonscriptions avoisinantes sous surveillance. Ces députés doivent rendre compte du vote des amendements, et de leur propre vote final.


· Dans les entreprises, les salariés seront appelés par les organisations de la Filpac CGT à tenir des réunions d’information sur l’évolution du débat parlementaire sur la réforme, sur la manière dont les médias traitent cette question, sur les dispositions à prendre pour maintenir et amplifier la mobilisation.


· Un texte signé par les secrétaires généraux des confédérations est en cours de rédaction. Ce texte, sous forme d’une lettre ouverte au président de la République, au gouvernement, aux parlementaires, doit faire l’objet d’une demande d’insertion dans les colonnes de tous les quotidiens, régionaux et nationaux.

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