Onze cadres commerciaux licenciés

Publié le par CGT Voix du Nord

La Direction a pris la décision de se séparer de 11 commerciaux, hostiles au changement de leur système de rémunération, rien que ça ! Pourtant la clause suspensive incluse dans l’accord, à sa demande, lui permettait de ne pas mettre celui-ci en application si elle jugeait trop important le nombre de salariés refusant ce changement.

La Direction affirmait depuis le début des négociations son intention de tout faire pour garder son personnel. Mais lors du CE extraordinaire du 9 juillet, aucune avancée, susceptible d’inciter les 11 à revenir sur leur décision, n’a été faite. Pourtant, dans certains cas, les positions ne semblaient pas si éloignées.

A ce jour, certains salariés non protégés ont déjà quitté l’entreprise, dispensés d’exécuter leur préavis, d’autres sont sur le point de partir.

Le 9 juillet, les élus du CE convoqués en séance extraordinaire étaient appelés à donner leur avis sur le licenciement des salariés protégés, 4 FILPAC et 1 CGC.
A l’unanimité les élus ont voté contre.
 
Le 11 juillet, Madame LANCE, Inspectrice du travail, recevait de la part de la Direction, la demande de licenciement des salariés protégés.
Ceux-ci seront reçus à l’inspection du travail le 28 août, à l’issue d’une enquête contradictoire.
Il serait fort surprenant que leur licenciement soit accepté.

L’inspectrice du travail nous a confirmé qu’il n’y avait pas nécessité à passer par un plan social puisque le changement de mode rémunération n’est pas dû à des raisons économiques. Par contre, un avenant au contrat de travail est obligatoire puisqu’il y a justement changement de la rémunération.
La Direction conteste et refuse tout avenant, au risque de compliquer les choses.
Nous avons informé la Direction de notre volonté de tout faire pour que le processus de licenciement et d’application de l’accord se fasse dans la légalité.

Adhérer ou ne pas adhérer au nouveau système de rémunération est une décision personnelle difficile à prendre. La situation familiale et professionnelle de chacun a pesé beaucoup dans la balance. Certains ont accepté d’emblée, d’autres ne pouvaient se permettre de refuser et ont donner leur accord, 11 ont refusé, sans pour autant que leur situation le permette.
Plusieurs réunions d’information, pour que chacun puisse prendre sa décision en toute connaissance de cause, ont été organisées à Lens ou au siège de la FILPAC.

Pour mémoire :
- CE du 25 mai, demande d’avis sur l’accord, 3 avis favorables et 5 abstentions dont les élus de la CGT,
(abstention = refus, dans ce cas)
-  Non signature de l’accord par la CGT Métropole Nord,
- CE extraordinaire du 9 juillet : refus de licenciement des salariés protégés à l’unanimité des élus du CE. 

A suivre…

Les représentants syndicaux

Publié dans Collège Cadres

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