ASSEMBLEE FEDERALE DECENTRALISEE

Publié le par CGT Voix du Nord










Lille le 13 Mai 2008

Réunions avec les adhérents sur l'action revendicative

Chère adhérente, Cher adhérent,

Cette année 2008 applique au coût de la vie la devise olympique : plus vite, plus haut, plus fort. La vie quotidienne est d’ores et déjà mutilée par des prix de produits de première nécessité qui, soudain, deviennent hors d’atteinte. Parmi ces produits, il n’y a pas que les denrées alimentaires et l’essence il y a aussi, pour beaucoup de salariés, les médicaments et les actes médicaux eux-mêmes. Le pays est entré dans une spirale inflationniste et une stagnation économique qui imposent au syndicalisme, au nôtre en particulier, des tâches précises. Il ne s’agit nullement d’une fatalité économique, mais au contraire d’une politique consciente. La crise, puisqu’il faut bien l’appeler par son nom, est choisie par le pouvoir économique et le pouvoir politique comme le moment idéal pour purger les rapports sociaux de ce qui encombre les patrons, une légalité sociale forte, une sécurité sociale forte, un emploi stable, un salaire évoluant vers le haut. Ils appellent ça les « réformes ». Elles évoquent plutôt l’utilisation du Kärcher contre l’édifice social bâti par les luttes au cours des années écoulées. Nous ne situons notre action et nos propositions ni dans la nostalgie ni dans la rage impuissante. Nous voulons agir dans le sens de l’intérêt général, avec toi, et avec l’ensemble des salariés. Nous pensons que nos perspectives correspondent aux attentes présentes dans les entreprises. Lesquelles ? Sans prétendre à tout régler par une méthode unique, à la manière d’un sirop magique, nous pensons que la question des salaires est l’angle par lequel prendre cette situation où tous les dossiers sociaux sont ouverts à la fois, où les employeurs attaquent sur tous les fronts pour essayer de nous donner le tournis. Les salaires ? La sauvegarde de leur pouvoir d’achat est une nécessité ! Quand les prix s’affolent, bien malin qui peut prédire où ils s’arrêteront. C’est pourquoi cette année 2008 n’est pas banale. Un petit accord vite fait sur le gaz, plus ou moins accroché à l’indice INSEE des prix, est insuffisant en regard de ce que l’inflation annonce. C’est pourquoi nous avons mis au point un indice FILPAC CGT, basé sur les données INSEE correspondant à la consommation réelle des ménages. Cet indice n’est qu’un outil, propre à mesurer de façon plus réaliste la hausse des prix. Il n’est pas une fin en soi, il doit déboucher sur une revendication qui vise à indexer l’évolution des salaires sur la hausse réelle des prix. Comme le Code du travail le prévoit pour le SMIC, nos salaires, c’est-à-dire nos seuls revenus, doivent y être accrochés. Cela demande de l’action, solidaire, de toutes et tous, pour aller chercher cette indexation.

Les salaires ? Ils doivent augmenter ! Ce qui a été enregistré ces dernières années c’est une baisse de la rémunération. Comment ?

- La diminution des effectifs, l’augmentation de la productivité du travail ont entraîné une baisse du coût de la main d’oeuvre pour les patrons, d’autant que pendant qu’ils récupéraient ces gains de productivité les salaires ont stagné.

- Le passage à l’euro a été l’occasion d’une hausse généralisée des prix que personne n’a rattrapé.

- Dans le même temps, des mesures du pouvoir politique ont conduit à une baisse sans précédent des prestations sociales, tant en matière de santé que de vieillesse. Toujours plus de prestations sociales sont supportées par le seul assuré social. Ils ont miné le système de l’intérieur, en tentant de le discréditer par une hausse permanente des cotisations sociales et une exonération croissante des cotisations patronales.

- Pendant ce temps, les directions des ressources humaines ont entrepris un vaste chantier idéologique, visant à faire passer les salaires pour une récompense des compétences individuelles. Et des mécanismes de contournement de la feuille de paie se sont multipliés, comme la participation et l’intéressement, des primes individuelles.

- Mais par-dessus tout, c’est la peur qui s’est répandue et qui fait pression sur les salaires : peur de la précarité, du chômage, peur de basculer par la spirale des licenciements dans la pauvreté.

Nous proposons d’en sortir, par une action solidaire, unie, sur les salaires de toutes et tous, pour qu’ils augmentent à la mesure réelle du prix du travail de chacune et chacun.

Les salaires ? Mais les cotisations sociales qu’ils créent garantissent le système social de la santé et des retraites ! Voilà pourquoi nous devons parvenir à leur augmentation générale !

Ces messieurs du patronat parlent de « charges » de « coûts », nous, nous parlons de cotisations sociales. Quand nous sommes payés, une partie de notre salaire et les cotisations patronales qui l’accompagnent vont directement financer les caisses maladie et retraite. Les malades et les retraités dépendent de nos cotisations et de celles des patrons. C’est pourquoi nous disons que ce sont les salaires et le niveau qu’ils atteignent qui financent les prestations sociales et garantissent le système social de demain. La manière dont nous proposons de défendre la Retraite par répartition et la couverture santé, c’est par l’augmentation de la masse salariale, des salaires et donc des cotisations. Ceux d’en face veulent l’inverse : ils décrivent une Sécurité sociale dans un état apocalyptique pour mieux transférer les cotisations patronales à la seule charge des salariés. Les salaires ? C’est également par ce bout-là que nous voulons traiter de l’égalité femme-homme à l’entreprise, établie par une loi toujours inappliquée. Les salaires ? C’est toujours par cet aspect-là que nous voulons contrer la démagogie sur l’intéressement et la participation, qui visent à détourner une partie du salaire vers la Bourse ou les opérations financières. Les salaires ? C’est encore par cette question que nous voulons aborder la réduction en cours du contrat de travail à durée indéterminée. Vous voyez, il y en a, des choses à débattre. Pas pour le seul plaisir de la conversation. Mais pour la nécessité de l’action, pour une augmentation générale des salaires.


Alors, nous te convions à une assemblée dans ta région LE 29 MAI 2008 dans les locaux de la Bourse du Travail à LILLE, Salle DIRICQ de 9 h 30 à 13 h pour en débattre, pour avoir ton avis, examiner nos propositions et solliciter ta participation aux actions.


Nous espérons avoir le plaisir de te voir, et de bénéficier de tes propositions. Reçois, chère adhérente, cher adhérent, nos fraternelles salutations et l’assurance de notre détermination.

Nous vous rappelons aussi l’imminence de notre changement d’adresse e mail. Pensez, SVP, à mettre à jour votre carnet d’adresse.

Le secrétariat fédéral et
le Secrétaire Général
Filpac CGT Métropole Nord


Xavier WATTIEZ - Secrétaire Général –
101 bis, rue Barthélémy Delespaul 59800 LILLE

Adresse postale : Bourse du Travail C.G.T. - Geoffroy Saint Hilaire 59042 LILLE CEDEX - 03.20.52. 04. 47 - Fax 03. 20. 52. 38. 69.
syndiclille@filpac-cgt.fr

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