Salaires PQR-PQD : l'acharnement patronal !

Publié le par CGT Voix du Nord










Le 13 mai, de l'avis syndical général, a été une mascarade.
Négociations ? Malgré les propos téléphoniques de certains membres dirigeants du SPQR, cette séance était conçue par la majorité des patrons comme une mesure vexatoire : "Vous n'avez pas compris ? C'est 0,5%,  0,9% et puis un rendez-vous d'après-vacances. Vous n'avez même pas à signer, vous, syndicats, il ne s'agit même plus d'un accord, mais d'une simple circulaire de recommandation sans obligation".

Il s'agissait donc de soustractions patronales.
Fini, les accords de branche sur les salaires.
Fini, l'indexation des salaires sur les prix, même sur l'indice INSEE au rabais.
Fini, le cadre paritaire de branche.
Le SPQR vous dit : salaire ? Connaît pas.

Alors ?
Les délégations syndicales de salariés doivent se rencontrer le 20 mai. C'est un pas dans le sens de l'unité.
Mais nous demandons aux organisations syndicales, présentes avec nous le 13 mai devant le mur patronal, de réagir dans le sens de l'intérêt général de tous les salariés.
Bien sûr, il faudra le 20 mai définir ensemble la riposte qui s'impose.
Mais d'ici là, le compteur tourne, le temps ne joue pas en notre faveur.

C'est pourquoi, comme annoncé lors de l'assemblée générale des équipes de presse et confirmé lors du rassemblement du 13 mai, les organisations de la Filpac CGT appellent à une grève de 24 heures le 16 mai au soir pour le daté du 17 mai.
Cette riposte est à la hauteur du mépris qui a été opposé aux salariés de la presse quotidienne ce 13 mai.
Cette année 2008, s'agissant des salaires, est un marathon : rien n'est plus acquis, rien n'est plus garanti, rien n'est plus paritaire.

Bien sûr, des tentatives se multiplieront pour que des négociations "maison" se tiennent, de façon à enterrer dans les faits le cadre de négociation de branche. Nous appelons tous les salariés à ne pas tomber dans les manoeuvres locales qui ne manqueront pas d'être mises en place.

Avec une majorité de salariés qui ont signé la pétition que nous leur avons soumise, nous revendiquons :
1 - l'évolution de nos salaires sur une hausse des prix mesurée par un indice sérieux ;
2 - la pérennité de l'accord national prévoyant l'application des hausses convenues par accord majoritaire sur le salaire réel ;
3 - une augmentation significative du salaire minimum professionnel garanti.

Nous demandons tant au SPQR qu'au SPQD qu'ils abandonnent leur logique d'affrontement et qu'ils reviennent à une attitude de négociations réelles et sérieuses sur nos salaires.


Dans l'action de 24 heures, tous ensemble, le 16 mai, matin, après-mdi et soir !

Paris (XVIe), le 13 mai à 18 heures

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