C’est ça, l’état d’urgence contre le chômage ? Nos solutions pour que nul ne soit laissé pour compte

Publié le par CGT Voix du Nord

C’est ça, l’état d’urgence contre le chômage ? Nos solutions pour que nul ne soit laissé pour compte
C’est ça, l’état d’urgence contre le chômage ? Nos solutions pour que nul ne soit laissé pour compte

Nous ne prétendons pas à nous seuls établir un plan syndical contre le chômage. Nous apportons notre pierre à l’édifice commun selon les termes de l’orientation fixée par notre congrès de novembre 2015, avec l’exigence que cette construction soit au cœur des préoccupations syndicales immédiates, rassembler pour agir ensemble. À cet égard, la réduction du temps de travail fait partie du combat pour le Travail, mais ne la résume pas.

À l’inverse du libéralisme aux affirmations jamais démontrées, le droit du travail et la protection de ceux qui ont un emploi ne sont pas un handicap pour ceux qui en cherchent un ou ceux qui en sont privés. Un statut salarié de haut niveau et qualifié ne peut que rallier les jeunes aspirant au travail à la cause commune du droit du travail et de la protection sociale. La concurrence organisée par le marché entre « insiders », ceux qui sont dans l’entreprise, et les « outsiders », ceux qui aspirent à y entrer, est annihilée si l’employeur doit appliquer des lois sociales pour tous. Pour ça, tout doit être fait pour ouvrir les portes de l’entreprise aux jeunes.

La loi commune, indiquée dans la Constitution, doit instaurer ce principe concret : chacune et chacun a le droit à une rémunération correspondant aux besoins communs. C’est possible dans notre société où 1% de la population accumule tant de richesses et de pouvoir au détriment des autres 99%. Qu’un individu puisse priver un salarié de travail est un droit féodal qui doit être enterré par une loi moderne digne du XXIe siècle. Et cette loi, c’est la garantie pour chacun de bénéficier du droit à un revenu social.

La clé de la résorption du chômage se trouve dans la mise en cause du pouvoir exorbitant d’un employeur à priver un actif des fruits du travail. Que des entreprises augmentent la part de plus-value allouée aux actionnaires tandis qu’elles licencient et détruisent des postes de travail, voilà qui doit être interdit par la loi. À la campagne de dénigrement du Code du travail présenté comme fauteur de chômage, s’oppose la protection sociale du Travail qu’il faut étendre à toutes et à tous. Nous revendiquons d’aligner les nouvelles tâches, du numérique en particulier sur le droit social, et non démanteler la Sécurité sociale pour l’aligner sur le marché numérisé. C’est le salariat qu’il faut renforcer par le droit, et non l’amoindrir par la fuite dans l’illusion du statut d’auto-entrepreneur.

Publié dans 7 jours

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