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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 15:10

Midi, banlieue de Rouen. Des centaines de voitures ont envahi le parking, des drapeaux syndicaux flottent un peu partout. Entre 500 et 600 personnes ont convergé vers le site de l'imprimerie des quotidiens normands (Le Havre Presse, Havre Libre, le Progrès de Fécamp, Paris Normandie) qui appartiennent au Groupe Hersant Média (GHM).

C'est ici que les salariés ont donné rendez-vous pour un premier meeting. Mardi dernier, une annonce encore officieuse a fait l'effet d'une bombe : un dépôt de bilan à venir, le tribunal de commerce, un plan de restructuration, et puis…

« Mais aujourd'hui, ce n'est ni un enterrement solennel, ni un requiem pour la presse. Ici, c'est un commencement ! », lancera plus tard au micro un délégué de la Filpac (ouvriers du Livre). Pourtant, la musique et le barbecue ont beau tourner, l'ambiance n'y est pas. « On est ici pour une histoire glauque, dans un endroit glauque », juge une journaliste. La semaine prochaine, des chiffres tomberont, enfin. « Les gens n'en peuvent plus d'être dans l'attente, il fallait qu'il se passe quelque chose de toute façon. »

Depuis plusieurs mois déjà, GHM prépare ses salariés normands à un plan de restructuration que le personnel imagine « massif ». Un plan qui serait un préalable à l'intégration de ces quotidiens dans la holding que préparent GHM et le groupe belge Rossel, et dans laquelle devraient être inclus les autres quotidiens du groupe (l'union, l'Aisne Nouvelle, L'Ardennais, l'Est Eclair, Nice Matin, Var Matin, La Provence). Jusqu'à ce jour, les journaux normands en sont exclus.« Nous avons été sacrifiés, dira à son tour Benoît Marin-Curtoud, délégué du Syndicat national des journalistes. Les dirigeants ont laissé fondre la diffusion de nos titres. Nous n'acceptons pas d'être les sacrifiés de la dette. » C'est peu de dire que les 300 salariés, dont 108 journalistes, des journaux normands sont inquiets.
« La liquidation d'un titre de presse quotidienne régionale, ce n'est pas seulement l'affaire de ceux qui la font, c'est surtout l'affaire de ceux qui la lisent ! », a poursuivi le délégué du SNJ sur la scène installée dans l'imprimerie, face aux nombreux élus locaux venus rejoindre ce rassemblement. « Sacrifice », le mot reviendra fréquemment dans la bouche des différents délégués, qui affirment que le naufrage ne s'est pas produit un beau matin par surprise. « Il faut regagner la confiance des citoyens avec des journaux de qualité, et surtout, des journaux indépendants », espèrent-ils.

Un nouveau cap devrait être franchi la semaine prochaine avec la convocation d'un comité d'entreprise extraordinaire lundi, lors duquel le dossier de cessation de paiements devrait être présenté avant d'être déposé au tribunal de commerce du Havre. Avant un nouveau comité d'entreprise extraordinaire prévu jeudi. Cette fois, il sera question de restructuration, de chiffres, d'emplois. Le vif du sujet.
Journalistes, ouvriers, élus, lecteurs : des centaines de personnes se sont mobilisées hier à Rouen pour soutenir les quotidiens de Haute-Normandie, sous la menace d'un dépôt de bilan et d'un plan social.

Par CGT Voix du Nord - Publié dans : Tous collèges
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 18:43

Intervention: Discours Marc Peyrade au meeting Paris Normandie
par CGT Voix du Nord

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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 18:40

déclaration des élus SNJ SNJ CGT et Filpac CGT au comité de groupe GHM

 

Déclaration:comite groupe GHM

Par CGT Voix du Nord - Publié dans : Tous collèges
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 18:32

Plusieurs centaines de personnes se sont rendues au siège du quotidien régional, près de Rouen, pour protester contre la disparition du titre.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées vendredi au siège de Paris-Normandie à Déville-lès-Rouen, près de Rouen, pour dire «non» à la disparition du titre et de ceux qui lui sont associés, à quelques jours d'un dépôt de bilan attendu pour mercredi.

«Un journal, ce n'est pas une fabrique de chaussures ou de saucisses et ce n'est pas à un tribunal de commerce de décider s'il doit continuer de paraître ou non», s'insurge François Charmot, journaliste à la rédaction locale d'Evreux de Paris-Normandie.

Rédacteurs, photographes, secrétaires de rédaction ou rotativistes, ils se se sont retrouvés à midi au siège du titre, perdu dans une zone industrielle un peu lugubre de la banlieue de Rouen.

«En s'installant, par souci d'économie, dans cette ancienne usine d'électronique en dehors de la ville, la rédaction a été coupée de ses lecteurs», juge Benoît Marin-Curtoud, délégué SNJ.

Pour les syndicalistes, ce choix est une des «nombreuses erreurs» dont ils rendent responsable leur actionnaire principal, Philippe Hersant, qu'ils accusent d'avoir laissé «tomber» le titre comme ceux de la pointe de Caux (Havre Libre, Le Havre Presse, Le Progrès de Fécamp) qui lui sont rattachés au sein du pôle normand du Groupe Hersant Médias (GHM).

Ils en veulent pour autre preuve les deux rotatives qui datent des années 1970 et ont été reconditionnées au milieu des années 2000. «Elles sont anciennes et ne nous permettent pas d'imprimer autre chose que les journaux ce qui nous empêche de générer du chiffre d'affaires supplémentaire», explique Benoît Marin-Curtoud.

«Soulagement»

Pour la plupart, l'annonce du prochain dépôt de bilan après des pertes évaluées à deux millions d'euros en 2011 pour un chiffre d'affaires de 40 millions est toutefois perçu comme un «soulagement» après des mois et même des années d'incertitudes. «L'absence d'informations faisait que la tension ne cessait de grandir», dit un journaliste.

Gabriel Crespo, secrétaire général adjoint du syndicat du livre CGT du journal, se veut même «optimiste» en envisageant la nomination d'un administrateur judiciaire avec lequel il sera «possible» de discuter de modernisation. «On ne peut pas imaginer la disparition pure et simple d'une presse régionale en France», veut-il croire.

Pour certains, le dépôt de bilan, sanction d'une diffusion en chute libre, permettrait au pôle normand d'être associé au mariage en cours entre GHM et le groupe belge Rossel dont il avait été exclu en octobre pour cause de situation économique dégradée.

Dans la foule figuraient des retraités, des élus socialistes, communistes et écologistes et des salariés d'entreprises menacées de fermeture de la région comme Petroplus ou M-Real. Et même des lectrices, comme Catherine Thomas, venue défendre le journal, «reflet de la vie de nos villes et de nos villages».

Depuis l'annonce par les syndicats du prochain dépôt de bilan, la direction du groupe a gardé le silence. Les 365 salariés attendent maintenant, pour en savoir plus, une réunion extraordinaire, convoquée lundi prochain, du comité d'entreprise de la Société normande de presse d'édition et d'impression (SNPEI) qui édite ces titres.

Par CGT Voix du Nord - Publié dans : Tous collèges
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 17:04

 SDC11164

Par CGT Voix du Nord - Publié dans : Tous collèges
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